fbpx Skip to main content
Blog

Devenir copywriter : facile ?

By 15 décembre 2021No Comments
devenir copywriter

Quelques dures vérités avant de devenir freelance…

Ok, story time.

Il n’y a pas si longtemps, j’ai raconté sur LinkedIn comment j’avais planté un entretien dans une startup et pourquoi. 

Puis, quelqu’un m’a posé cette question : Et toi, pourquoi tu t’es lancée ? 

J’avais balancé tranquillement la question aux autres, mais je ne pensais pas une seule seconde qu’on me la retournerait. C’est con :).

Je me suis dit que c’était une bonne occasion de revenir un peu en arrière et te raconter comment j’en suis arrivée là. 

Je viens d’achever ma 3ème année en tant que freelance. 

Pourquoi me suis-je lancée à âme perdue dans un métier dont j’ignorais encore l’existence il y a 6 ans ? 

C’est un peu fou en vrai. 

Flashback

Septembre 2017. J’étais encore RH. Au retour des vacances, tout bascule. Je ne peux pas te raconter les détails de mon départ (James Bond kind of stuff). En tout cas, en tant que RH j’étais bien placée pour savoir que ce n’est pas parce que tu es en CDI que tu as « la sécurité de l’emploi ». 

En pratique, en quelques jours je me suis retrouvée dehors (aussi, parce que j’ai accéléré le processus et tant mieux). Ce n’était absolument pas ce qui était prévu d’ailleurs. Je pensais pouvoir construire mon side project tranquilou, je me donnais encore un an. 

Mais bon, parfois faire des plans dans la vie… Du jour au lendemain, je me suis retrouvée au chômage, sans projet, avec une vague idée de devenir freelance. Mais en quoi ? Je savais juste que je voulais bosser dans le webmarketing. 

(Je ne sais pas si tu as connu ça, toi aussi, mais j’avais une telle culpabilité d’être au chômage que je ne supportais pas l’inactivité. Je crois que je continuais à bosser au moins 8 h par jour pour ne pas me sentir inutile). 

Il m’a fallu presque un an pour identifier mes forces, fouiller le web, me former pour remarquer enfin l’évidence qui était sous mes yeux dès le départ : écrire. 

Mais écrire pourquoi ? Et pour qui ? Est-ce que ça paie les factures ? 

J’avais une pression monstre de pondre un projet viable, parce que je savais qu’il n’y avait pas de retour en arrière. Je crois que le plus dur était de croire qu’il était possible de vivre de l’écriture (tu sais, j’avais toujours en tête l’image de ce pauvre artiste incompris qui finit sous un pont et meurt seul). 

On est d’accord, le copywriting ce n’est pas de l’écriture littéraire. Mais je crois qu’entre le cliché d’un marketeur qui applique bêtement les hacks et un littéraire frustré, il y a tout un mode à construire et te faire ta place. 

Si je devais résumer ces 3 dernières années, j’aurais 5 choses à te dire. Je préfère te parler des choses que tu n’as pas l’habitude d’entendre plutôt que te raconter « comment je suis géniale » — ça n’aide personne. 

 

#1 — Le doute fait partie du jeu 

J’avais pour habitude de tenir un journal de bord où je racontais mes misères quand j’étais complètement déprimée :). Récemment, j’ai retrouvé ce passage :

29 octobre 2019

« J’avoue que j’ai des doutes. Quand je regarde les photos Instagram, c’est merveilleux, je vois plein de voyages, paysages, expériences… J’avoue, il m’arrive de me sentir… un peu minable de ne pas pouvoir me permettre de faire ça dans l’immédiat, tout ça parce que j’ai quitté le chemin balisé. Parfois, je me sens comme un parent minable qui n’assure pas financièrement pour l’avenir de ses enfants…

Pourtant, je sais très bien que les photos Instagram ne reflètent pas la vraie vie. Au fond, je sais que j’ai eu raison de prendre ce risque. C’est dur par moment, mais je sais que ça va aller, que ça va porter ses fruits ». 

(Ça m’agace toujours de voir certaines stories sur Instagram, mais pour d’autres raisons — parce que je sais aujourd’hui à quel point ça peut être du bullshit). 

Les moments de doutes, voire carrément ceux au fond du trou, font partie du jeu. Aujourd’hui, je sais qu’ils sont souvent absolument nécessaires — toute chose a un sens. Chaque remise en question te permet d’ajuster le tir.

 

#2 — Certains de tes proches ne comprendront pas tes choix 

C’est moins dur à vivre une fois que tu le sais : certaines personnes de ta famille ne comprendront pas pourquoi tu renonces à une situation confortable (un CDI dans une bonne boîte, un poste qui en apparence enviable, un salaire confortable qui tombe tous les mois, etc.). La vérité est qu’ils ont peur. Ils ont peur pour toi, mais aussi, ils projettent leurs propres insécurités sur toi. Le comprendre te gagnera beaucoup de temps et d’énergie. Mais rassure-toi. Ça ne sera pas facile au début, mais tu devrais leur prouver ta persévérance. Il y a de grandes chances qu’ils finissent par t’admirer. 

Il se peut aussi que tes amis ne comprennent pas ta décision. Il est probable aussi qu’avec le temps, vous n’aurez pas beaucoup de choses à vous dire, parce que vous ne ferez plus partie du même monde. Parfois, tu remarqueras que vous n’avez plus du tout les mêmes préoccupations : ils partiront en vacances et en soirée, alors que tu seras en train de bosser sur ta boîte. Mais tu verras, avec le temps tu en rencontreras d’autres qui seront toujours partants pour des trucs de fou :).

 

#3 — Tu n’as pas besoin de diplôme, tu as besoin de connaissances 

C’est LA question que me posent toutes les personnes qui veulent se lancer en freelance. Quelle est la meilleure formation pour le faire ? Évidemment, ça serait complètement fou de se lancer dans un nouveau métier sans formation, n’est-ce pas ? 

En fait, le problème n’est pas la formation en elle-même. Il y en a peu, mais quelques-unes de qualité en France. Mais ce qui se cache derrière cette question, c’est plutôt « sans diplôme, je ne me sens pas légitime ».  

Quelle serait la meilleure certification pour être reconnu comme un copywriter en béton ? 

Désolée, je n’ai pas la réponse. Je ne sais pas y répondre en en citant une en particulier. Je ne dis pas que tu n’as besoin d’aucune formation. Mais il faut que tu le saches : tu sais combien de fois les prospects m’ont posé la question quel diplôme j’avais ? Très exactement… 0 en 3 ans.  

Quelle que soit la formation que tu choisiras, aucune ne suffira « une fois pour toutes » pour montrer patte blanche à tous tes prospects. C’est plus une question d’apprentissage continu. Tu n’auras peut-être pas un bout de papier prestigieux. Tu peux très bien apprendre en regardant des vidéos sur YouTube — ce n’est pas génial, ça ?

 

#4 — Le plus dur est de t’autoriser à être libre 

Oui, dans « freelance » il y a free. Je sais que pour certains, cette liberté soudaine, c’est un coup de flip absolu, au point de les paralyser de sauter le pas. Parce que c’est un saut dans l’inconnu. Plus de cadre. Plus de machine à café. Plus de réunions (si tu n’en veux plus, comme moi ^^). Plus de galette des Rois (enfiiiiin). 

Sur le papier, ça a l’air génial, mais… Quand tu passes x années à avoir tes journées rythmées comme du papier à musique, te déconditionner ne se fait pas en un claquement des doigts. Du coup, tu te sens coupable de ne pas mettre le réveil tous les matins à la même heure. Coupable de ne pas « produire » pendant 8 heures d’affilée. Coupable de ne pas rattraper ton salaire précédent dès le premier mois. Coupable de ne pas toujours trouver la motivation tous les jours, pourtant tu le voulais tellement, ce changement… Bref, tu vois l’idée. 

Le truc est que personne ne va t’autoriser à profiter de toute ta liberté. C’est à toi de l’écrire.

 

#5 — La solitude du freelance, une fatalité ?  

Est-ce que la solitude pèse en freelance ? Parfois oui. Même souvent au début. Au point d’être nostalgique de tes anciens collègues que tu adorais détester ? Non, il ne faut pas déconner quand même :). 

Mais sache que tu as toujours le choix. Tu peux parfois passer des journées entières sans parler aux gens (#introvertpower) 😉 Mais ce n’est absolument pas une fatalité. C’est vrai qu’au début, ça fait l’effet d’un grand coup de balai dans ton entourage… 

En gros, est-ce que devenir freelance, c’est faire un choix impossible entre être complètement libre et totalement seul ? 

Je ne le crois pas. En revanche, je crois que ces moments de solitude sont nécessaires pour laisser la place à autre chose. Tu verras, avec le temps tu t’entoureras de gens géniaux. Et Cerise sur le gâteau : de ceux que tu as vraiment choisi. 

Voilà, j’ai été plus longue aujourd’hui. Bravo si tu arrives jusqu’ici ;). 

Et toi, est-ce que tu as plongé dans le grand bain ? Raconte-moi !

Leave a Reply